Il s’agit d’une épure de théâtre :

Un espace : constitué par une bande de sable blanc, à la fois métaphore de la mémoire et du Temps, et de la plage de Balbec. Autour, l’obscurité.


Un livre : monumental, surdimensionné, représente la célébration de la lecture, et l’ascèse de l’écriture. Ce livre occupe le centre du plateau, posé sur un lutrin, au milieu du carré de sable.

Réalisation : pôles industriel et graphique du Lycée Cornu Liseux

Voir le blog de la fabrication du livre


Le violoncelle : Debussy, Saint-Saëns, Fauré, Ravel, Reynaldo Hahn, Wagner, Beethoven, Franck, Schumann, Schubert, Lalo, Lekeu et l’imaginaire de la petite phrase de Vinteuil, création originale de Céline Barricault et Olivier Gervais.
La musique n’est pas enregistrée. La présence réelle de la violoncelliste est une des dimensions sensibles du spectacle.

La contribution d’Olivier Gervais (Conseiller musical pour le spectacle), permet grâce à la sélection et la composition de fragments musicaux adaptés un dialogue original avec le texte donnant à l’ensemble un rythme proustien.


Le comédien n’incarne pas Marcel Proust, ni le narrateur. Il est un acteur d’aujourd’hui qui cherche à faire passer le texte avec humour, désespoir, poésie, ironie, fougue et sobriété.

Sa lecture, dans le grand livre, est feinte. Il connaît le texte, et en joue en virtuose.

Il joue avec l’objet-livre, la violoncelliste et le public.


Le déroulement : A partir de son entrée, le comédien ne quitte plus le plateau.
Son dialogue avec la violoncelliste et avec le public, est constant.

A la fin de sa « lecture », il bascule le livre qui se retrouve face au public, ouvert sur deux pages blanches où l’on voit, par le biais d’une projection vidéo, une main tracer la signature de Marcel Proust : c’est une invitation pour le lecteur à se lire lui-même dans le livre.



Le public : Cent cinquante personnes semble être la jauge idéale pour ce travail qui doit préserver la dimension de l’intimité.

Le montage du texte : il fait alterner les moments poétiques, visions du paysage, épiphanies diverses, les moments tragiques comme la mort de Swann, ou enfantins, et c’est la découverte de François le Champi, ou encore les moments comiques comme certains propos de Françoise...

Le rythme : il est à la fois varié et soutenu : interruptions du violoncelle, inattendues, et de couleurs diverses, dialogue avec le public, constamment renouvelé.

Durée du spectacle 1 heure 40 minutes.