La vie, la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie réellement vécue...

Tout cela qui prend forme et solidité est sorti, villes et jardins, de ma tasse de thé.

Et puis, je crois difficilement que ce livre vous sera tout à fait étranger. Je ne peux pas dire comme Joubert : « Qui se met à son ombre devient plus sage », mais peut-être plus heureux, en ce sens que c’est un bréviaire des joies que peuvent connaître encore ceux à qui beaucoup de joies humaines sont refusées. Je n’ai nullement cherché à ce que ce fût cela, mais c’est un peu cela...

Marcel Proust.